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Comment se demande l'agrément de domiciliataire, et comment le conserver ?
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Domiciliataire
9 min

Comment se demande l'agrément de domiciliataire, et comment le conserver ?

Par
Equipe domiciliation Siize
Le
25/3/2022
Comment se demande l'agrément de domiciliataire, et comment le conserver ?
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L'agrément conditionne l'accès au métier de domiciliataire : il précède l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés au titre de cette activité, et non l'inverse. Un centre qui accueillerait des sièges sociaux avant de l'avoir obtenu exercerait donc une activité qu'il n'est pas autorisé à exercer.

Les conditions de fond que le demandeur doit remplir — nature des locaux, titre d'occupation, honorabilité du dirigeant — sont détaillées par le code de commerce et forment un sujet à part entière. Cet article s'attache à l'autre versant de la question : la démarche elle-même, son calendrier, et ce qui pèse sur le domiciliataire une fois l'autorisation obtenue.

À quelle autorité s'adresse la demande

La demande d'agrément se dépose auprès de la préfecture du département dans lequel sont situés les locaux destinés à accueillir les entreprises domiciliées, la préfecture de police étant compétente pour Paris. La compétence est donc territoriale : elle suit l'adresse des locaux, pas celle du dirigeant du centre.

Cette logique a une conséquence pratique pour les enseignes qui exploitent plusieurs adresses. L'autorisation vise les locaux présentés dans le dossier ; l'ouverture d'un autre site suppose une nouvelle démarche auprès de la préfecture territorialement compétente, même lorsque l'exploitant est déjà agréé ailleurs.

Les centres qui souhaitent ensuite présenter leur adresse en ligne peuvent consulter la page Siize destinée aux domiciliataires.

Les pièces qui composent le dossier

Le dossier a pour fonction de démontrer, pièces à l'appui, que chacune des conditions légales est remplie au jour de la demande. Il rassemble en pratique :

  • l'identité du demandeur et, pour une société, celle des dirigeants et des personnes ayant le pouvoir d'engager l'entreprise ;
  • le titre justifiant de la disposition des locaux, titre de propriété ou bail commercial ;
  • la description des locaux, faisant apparaître l'espace clos réservé aux domiciliés et les conditions de tenue des réunions et de conservation des documents ;
  • les éléments permettant de vérifier l'honorabilité des personnes concernées ;
  • la mention de l'immatriculation projetée ou existante et de l'activité déclarée.

Un dossier incomplet allonge mécaniquement l'instruction. Rassembler le titre d'occupation et les justificatifs relatifs aux dirigeants avant de déposer la demande évite les échanges successifs avec le service instructeur. Pour un aperçu des étapes, voyez également la page consacrée à l'agrément de domiciliation pour un établissement.

De l'agrément à l'immatriculation

L'agrément obtenu, le centre procède à son immatriculation, ou à la modification de son immatriculation, au titre de l'activité de domiciliation. Cette formalité se déclare sur le Guichet unique des formalités d'entreprises, comme toute création ou modification depuis la disparition des centres de formalités des entreprises.

L'activité de domiciliation apparaît alors dans l'objet déclaré de l'entreprise, ce qui la rend vérifiable par les tiers : un prospect qui hésite entre plusieurs adresses peut y contrôler que le centre exerce bien cette activité à titre régulier.

Une autorisation à durée limitée

L'agrément n'est pas acquis une fois pour toutes. Il est délivré pour une durée déterminée, à l'issue de laquelle il doit être renouvelé selon une procédure comparable à celle de la demande initiale, la préfecture vérifiant que les conditions restent réunies.

La demande de renouvellement se prépare avant l'échéance : un agrément expiré prive le centre du droit d'accueillir de nouvelles entreprises et fragilise la situation de celles qui y sont déjà domiciliées. Les changements survenus entre-temps — déménagement des locaux, changement de dirigeant, modification de la structure exploitante — se déclarent à la préfecture sans attendre le renouvellement.

Les obligations qui commencent avec l'agrément

Être agréé ouvre le droit d'exercer, et ouvre en même temps une série d'obligations de suivi qui pèsent sur le domiciliataire pendant toute la durée de la relation avec ses clients :

  • conclure avec chaque entreprise domiciliée un contrat de domiciliation écrit, conclu pour une durée déterminée et renouvelable ;
  • constituer et tenir à jour un dossier par domicilié, comportant les justificatifs d'identité et de domicile des dirigeants ainsi que leurs coordonnées, et conserver ces pièces après la fin du contrat ;
  • détenir un mandat du domicilié l'autorisant à recevoir en son nom les notifications qui lui sont adressées ;
  • informer les administrations concernées, notamment les services fiscaux et le greffe, de la cessation de la domiciliation, ainsi que du cas où une entreprise domiciliée ne vient plus retirer son courrier ;
  • appliquer les obligations de vigilance prévues par la réglementation relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, à laquelle les domiciliataires sont assujettis.

Ces obligations ne sont pas des formalités décoratives : elles constituent le contrôle que l'administration exerce, à distance, sur la réalité des sièges sociaux hébergés.

Ce qui peut faire perdre l'agrément

L'autorité qui délivre l'agrément peut aussi le suspendre ou le retirer. Le retrait sanctionne notamment le fait de ne plus remplir l'une des conditions exigées à l'origine, ou de manquer aux obligations de suivi rappelées ci-dessus, à l'issue d'une procédure administrative contradictoire.

La sanction dépasse la fermeture d'un service : le retrait de l'agrément fait obstacle, pendant une période fixée par la loi, à ce que la personne concernée en obtienne un nouveau. Les entreprises domiciliées doivent, elles, transférer leur siège, ce qui suppose une déclaration de modification pour chacune d'elles.

Une fois l'agrément obtenu et l'activité déclarée, un centre peut faire connaître son adresse auprès des créateurs d'entreprise qui comparent les lieux disponibles. L'annuaire Siize recense ces adresses par région, département et ville, à Lyon, à Nice et dans les autres villes de France.

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