Accueil
/
Blog
/
Ressources d'une association : cotisations, dons, subventions et dépenses
Accueil
/ Blog
Domiciliation d'entreprise
8 min

Ressources d'une association : cotisations, dons, subventions et dépenses

Par
Equipe de domiciliation Siize
Le
10/10/2022
Ressources d'une association : cotisations, dons, subventions et dépenses
Rejoignez les partenaires SIIZE
et faites référencer votre centre !

Une association sans but lucratif n'est pas une association sans argent. Elle encaisse, elle règle des factures, elle rend des comptes à ceux qui lui confient des fonds. Ce qui la distingue d'une entreprise n'est pas l'absence de ressources, mais leur destination : ce qu'elle encaisse retourne à son objet et ne se partage pas entre ses membres.

Cet article passe en revue les ressources sur lesquelles une association peut s'appuyer, ce que chacune suppose en contrepartie, puis les postes qui pèsent réellement sur son budget une fois l'activité lancée.

Les cotisations, ressource de base

La cotisation est la ressource la plus simple à mobiliser, parce qu'elle ne dépend que de la structure elle-même. Son montant se fixe selon la règle que les statuts retiennent : soit inscrit dans le texte, ce qui oblige à le modifier pour le faire évoluer, soit renvoyé à une décision de l'assemblée, formule plus souple. Rien n'impose un tarif unique : beaucoup d'associations pratiquent des montants différenciés selon la situation de l'adhérent, ou une cotisation familiale.

Deux points méritent attention. La cotisation n'est pas, en principe, remboursable en cas de départ en cours d'année, et il vaut mieux le dire clairement au moment de l'adhésion. Elle n'ouvre pas non plus droit à un avantage fiscal pour celui qui la verse : elle rémunère l'appartenance à l'association et l'accès à ses activités, contrairement à un don.

Dons, collecte et mécénat

Un don se caractérise par l'absence de contrepartie réelle : le donateur ne reçoit rien en échange, ou seulement une contrepartie symbolique. Le don peut venir d'un particulier, en une fois ou par prélèvement régulier, être recueilli lors d'une manifestation, ou passer par une plateforme de collecte en ligne — un canal commode, dont il faut retenir qu'il prélève une commission et que celle-ci se traduit par un écart entre la somme annoncée et la somme encaissée.

Le mécénat d'entreprise obéit à la même logique, avec des moyens qui ne sont pas toujours financiers : mise à disposition de locaux, prêt de matériel, prise en charge d'une prestation, temps de salariés mis à disposition. La contrepartie offerte au mécène doit rester nettement inférieure à la valeur de son apport, sans quoi l'opération change de nature et devient une prestation commerciale, avec les conséquences fiscales correspondantes.

La question du reçu fiscal se pose systématiquement. Toutes les associations ne peuvent pas en délivrer : cette faculté suppose que la structure remplisse les conditions posées par le code général des impôts, notamment un caractère d'intérêt général et une gestion désintéressée. Émettre des reçus sans y avoir droit expose l'association à une sanction. En cas de doute sur son éligibilité, elle peut interroger l'administration fiscale par la procédure de rescrit prévue à cet effet, et attendre la réponse avant de communiquer auprès de ses donateurs.

financement-et-domiciliation-dune-association

Subventions publiques : ce qu'elles engagent

Communes, intercommunalités, départements, régions et services de l'État soutiennent des projets associatifs, en argent mais aussi en nature : local prêté ou loué à tarif réduit, mise à disposition d'un équipement, appui logistique sur une manifestation. Ces apports en nature ont une valeur qu'il est utile de faire figurer dans les comptes, car ils pèsent souvent plus lourd que les versements.

Une subvention n'est jamais un droit acquis. Chaque financeur ouvre ses demandes selon son propre calendrier, avec un formulaire et des pièces qui lui sont propres ; les dates varient d'un guichet à l'autre et d'une année sur l'autre, ce qui impose de se renseigner directement auprès de la collectivité concernée. Elle est en outre affectée : les fonds servent au projet décrit dans le dossier, et l'association rend compte de leur emploi. Un abandon de projet ou un emploi différent de celui annoncé peut conduire à un remboursement.

Dépendre d'un seul financeur constitue une fragilité connue : un arbitrage budgétaire défavorable et l'équilibre de l'année est rompu. Répartir les ressources entre plusieurs sources, même modestes, protège mieux qu'une subvention unique et confortable.

Les activités lucratives accessoires

Vendre des billets pour un spectacle, tenir une buvette, éditer une publication, facturer une prestation : rien n'interdit à une association d'exercer une activité économique pour financer son objet. Le sujet est fiscal, pas juridique.

Une association dont la gestion est désintéressée et dont l'activité ne concurrence pas le secteur commercial reste en principe hors du champ des impôts commerciaux. L'administration apprécie cette concurrence à travers un faisceau d'indices tenant au produit proposé, au public visé, au prix pratiqué et à la publicité employée. Une association qui pratique des tarifs proches de ceux du marché, s'adresse à la même clientèle et fait de la réclame comme une entreprise sera regardée comme telle.

Lorsque des recettes commerciales restent accessoires, une franchise les met hors d'imposition en deçà d'un plafond annuel réévalué périodiquement, sous conditions. Au-delà, l'association devient imposable dans les conditions de droit commun, ce qui n'a rien d'infamant mais suppose une organisation comptable adaptée, et souvent la sectorisation de l'activité concernée. Ce seuil se vérifie auprès des services fiscaux avant de développer une activité de ce type.

Les postes de dépense qu'on oublie de budgéter

Face aux ressources, quelques charges reviennent dans presque tous les budgets associatifs :

  • L'adresse et le traitement du courrier, lorsque l'association ne peut pas s'installer chez l'un de ses responsables ni obtenir un local ;
  • L'assurance de responsabilité civile, à ajuster aux activités réellement exercées et aux personnes qu'elles mettent en présence ;
  • Les frais bancaires du compte associatif et le coût des moyens d'encaissement, terminal ou solution en ligne ;
  • Les outils numériques : nom de domaine, hébergement du site, messagerie, logiciel de gestion des adhérents ;
  • Le remboursement des frais engagés par les bénévoles, sur justificatifs et selon un barème connu d'avance ;
  • Les charges liées aux manifestations : location de salle, droits d'auteur, sécurité, buvette.

La plupart de ces postes se négocient ou se mutualisent. Le poste de l'adresse, en particulier, se module : une prestation limitée à la réception et à la réexpédition du courrier n'a pas le même coût qu'une formule incluant l'accès à des bureaux et à des salles de réunion. Les grilles étant propres à chaque prestataire, la comparaison se fait au cas par cas.

Suivre le fil des recettes et des dépenses

Une petite association peut se contenter d'une comptabilité de trésorerie : enregistrer les encaissements et les décaissements de l'exercice, conserver les pièces, présenter le résultat à l'assemblée. Le passage à une comptabilité plus complète s'impose au-delà de certains seuils de financement public ou lorsque l'association emploie du personnel.

Deux habitudes suffisent à tenir la barre : construire un budget prévisionnel avant l'exercice plutôt que constater les écarts après, et distinguer dans les comptes les ressources libres d'emploi de celles qui sont affectées à un projet précis. C'est cette distinction que regarderont en premier les financeurs sollicités l'année suivante.

Consultez l'annuaire Siize pour comparer des adresses de domiciliation à Montpellier et dans de nombreuses autres villes à travers toute la France.

Ça pourrait vous intéresser

Vous souhaitez référencer votre lieu sur Siize.fr ?
Référencer mon centre !